Votre enfant a un Livret A ? Vous lui faites perdre 100€ par an sans le savoir !
Votre enfant a un Livret A ? Vous lui faites probablement perdre 100 euros par an sans le savoir. La raison ? Le taux du Livret A est bloqué à un décevant 1,7 %, pendant qu’un autre livret garanti par l’État, le LEP, offre un rendement supérieur de plus de 50% avec son taux à 2,7 %. Cet écart, que des milliers de familles ignorent, transforme le placement préféré des Français en un véritable manque à gagner. Voici le calcul simple pour comprendre si vous êtes concerné et comment réagir.
Le Livret A à 1,7 % : une sécurité qui coûte cher en rendement
Le Livret A reste le placement le plus simple et le plus sûr pour un enfant. Son plafond est fixé à 22 950 euros, il est totalement exonéré d’impôts et l’argent est disponible à tout moment. C’est un socle indispensable. Mais sa sécurité a un prix : un rendement devenu très faible.
Avec son taux actuel de 1,7 % net, un Livret A rempli au maximum ne rapporte plus que 390 euros par an. C’est une base, mais c’est loin d’être une performance. Le problème est que, par habitude, beaucoup de parents s’arrêtent là, sans savoir qu’une alternative bien plus lucrative existe.
LEP à 2,7 % : le placement qui rapporte 100 € de plus par an (si vous êtes éligible)
Voici le secret que les banques ne crient pas sur les toits : le Livret d’Épargne Populaire (LEP) rapporte plus de 50% de plus que le Livret A. Et le plus fou, c’est que beaucoup de familles y ont droit pour leurs enfants sans même le savoir.
Le calcul est simple : avec son nouveau taux à 2,7 %, le LEP reste le champion des livrets garantis. Sur un placement de 10 000 euros, l’écart est de 100 euros chaque année par rapport au Livret A (270 € d’intérêts pour le LEP contre 170 € pour le Livret A). Sur 10 ans, c’est une différence de 1 000 euros, sans compter les intérêts composés.
Le détail qui change tout : l’éligibilité au LEP ne dépend que de vos revenus fiscaux. Si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas certains seuils (qui sont plus élevés qu’on ne le pense), vous pouvez ouvrir un LEP pour vous et pour chaque membre de votre foyer fiscal, y compris vos enfants mineurs. Le conseil qui peut vous rapporter gros : vérifiez dès maintenant votre éligibilité avec votre dernier avis d’imposition.
Nouveau PEL à 1,75 % : la fausse bonne idée pour un mineur
Le Plan Épargne Logement (PEL) fait partie de ces placements qui semblent attractifs sur le papier, mais qui cachent des contraintes redoutables, surtout pour l’épargne d’un enfant.
D’abord, la mauvaise nouvelle : les PEL ouverts en 2025 ne rapportent que 1,75 % par an avant impôts. Une fois la « flat tax » de 30% appliquée, le rendement net tombe à environ 1,23 %, soit bien moins que le Livret A.
Ensuite, les règles qui tuent la flexibilité. Le PEL impose un versement annuel minimum de 540 euros. Pire encore : tout retrait avant le quatrième anniversaire du plan entraîne automatiquement sa clôture. Vous perdez alors une partie des avantages et la possibilité d’obtenir un prêt immobilier à un taux garanti.
Le piège à éviter : ouvrir un PEL pour un mineur sans projet immobilier précis. Avec un rendement net inférieur au Livret A et une épargne bloquée, c’est souvent un très mauvais calcul. Le conseil malin : priorisez le Livret A pour la flexibilité et, si vous y avez droit, le LEP pour le rendement. Le PEL n’est à envisager que bien plus tard.
Au final, l’épargne de votre enfant mérite mieux qu’une gestion par défaut. Entre un Livret A peu rentable, un LEP méconnu mais plus juteux, et un PEL contraignant, le choix est vite fait. Une chose est sûre : laisser filer 100 euros de rendement potentiel par an par simple habitude, c’est du gâchis pur.