Amende à 121 000 € pour 30 km/h de trop : l’exemple finlandais bientôt en France ?
121 000 euros d’amende pour 30 km/h de trop ? Non, ce n’est pas une erreur de frappe. C’est ce qu’a réellement payé un homme d’affaires finlandais l’année dernière. Et si c’était exactement ce dont la France avait besoin pour enfin faire respecter ses limitations de vitesse ?
Pendant que nos radars flashent à tour de bras pour quelques dizaines d’euros, d’autres pays ont trouvé une formule plus juste : faire mal au portefeuille proportionnellement aux moyens de chacun. Le résultat ? Un système réellement dissuasif et une justice enfin équitable.
Imaginez un instant que votre prochaine contravention ne soit plus un montant fixe dérisoire, mais un pourcentage de vos revenus. Suffisant pour vous faire réfléchir à deux fois avant d’écraser l’accélérateur, non ? C’est exactement ce que font déjà plusieurs de nos voisins européens, avec des résultats spectaculaires.
Voici trois exemples qui vont vous faire comprendre pourquoi la France gagnerait à s’inspirer de ce modèle pour plus de justice et d’efficacité.
121 000 € pour 30 km/h de trop – le système finlandais passé au crible
La Finlande a trouvé la recette pour que même les plus fortunés respectent le code de la route : frapper là où ça fait vraiment mal. Leur secret ? Un système d’amendes proportionnelles qui existe depuis plus d’un siècle.
L’exemple le plus frappant ? Anders Wiklöf, un homme d’affaires finlandais de 76 ans qui a dû débourser 121 000 euros pour avoir dépassé de seulement 30 km/h la limitation autorisée. Une somme qui représente plusieurs mois de salaire pour un Français moyen, mais qui correspond parfaitement aux revenus de ce multimillionnaire.
Le génie du système finlandais tient en une règle simple : depuis 1920, toute infraction de plus de 20 km/h d’excès de vitesse est calculée en fonction du revenu net mensuel du conducteur. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’y a aucun plafond légal.
Résultat ? Que vous soyez étudiant ou PDG, l’amende vous fera le même effet : elle piquera suffisamment pour vous dissuader de recommencer. Fini les riches qui considèrent les contraventions comme un « droit de passage » payant.
95 000 € pour un Français en Suisse – le contraste qui fait réfléchir
Nos voisins suisses ne plaisantent pas non plus avec la sécurité routière. La preuve avec cette histoire qui a fait le tour des réseaux sociaux : un automobiliste français flashé à Lausanne pour un excès de vitesse « classique ».
L’infraction ? Rouler à 77 km/h au lieu de 50. Un acte qui peut sembler banal, mais qui change tout en Suisse. La raison d’une telle sanction ? Là-bas, un tel excès de vitesse en ville est considéré comme un délit grave, déclenchant une amende de 95 000 euros calculée sur les revenus du conducteur.
Le contraste avec la France est saisissant. Chez nous, le montant d’une contravention routière classique varie typiquement entre 11 euros et 135 euros. Même pour les infractions les plus graves, le montant maximal légal d’une amende forfaitaire ne peut pas dépasser 1500 euros pour un excès de vitesse supérieur à 50 km/h, et peut aller jusqu’à 3750 euros en cas de récidive.
Autant dire qu’un conducteur fortuné peut se permettre de collectionner les contraventions sans que cela n’impacte réellement son comportement. Une injustice flagrante qui explique pourquoi certains continuent de rouler comme des fous.
Jusqu’à 175 % de votre salaire hebdo au Royaume-Uni – le seuil qui change tout
Nos voisins britanniques ont opté pour une approche encore plus radicale : un système de pourcentages clairs et progressifs qui laisse peu de place à l’interprétation. Plus l’infraction est grave, plus le pourcentage de votre revenu hebdomadaire grimpe.
Leur barème est d’une simplicité redoutable : un excès de vitesse de 1,6 à 16 km/h vous coûtera entre 25% et 75% de votre revenu hebdomadaire. Mais attention, si vous dépassez de plus de 48 km/h, l’addition peut atteindre 175% de votre salaire de la semaine, accompagnée d’une suspension de permis.
Cette approche présente un avantage énorme : la lisibilité. Contrairement aux montants fixes français, un pourcentage clair du revenu est immédiatement compréhensible par tous. Chacun sait exactement ce qu’il risque avant même de prendre le volant.
Plus besoin de calculer si « ça vaut le coup » de griller un feu rouge ou de doubler en ligne continue. L’équation devient la même pour tous : l’infraction coûte cher, point final.
La France pourrait-elle adopter un tel système ? Techniquement, rien ne l’empêche. Politiquement, c’est une autre histoire. Mais une chose est sûre : tant que nos amendes resteront dérisoires pour les plus fortunés, nos routes continueront d’être des terrains de jeu pour ceux qui peuvent se permettre de payer le prix de leurs excès. Il est temps de changer la donne.
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